45 ans après sa formation, le groupe mythique Garolou lance ses albums originaux sur les plateformes numériques

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Avec l’avènement des plateformes numériques de ce monde, jamais la musique n’a semblé aussi facile d’accès. Mais pour les nostalgiques, certains albums manquent cruellement à l’appel. C’était le cas de la discographie complète de Garolou, un groupe qui a façonné le visage de la musique progressive au Québec et au Canada dans les années 70 et 80. Dès le 25 septembre prochain, tous les albums originaux de ce groupe d’origine franco-ontarienne seront disponibles en ligne.

« Au milieu des années 70 (…), plusieurs artistes font partie de la vague folklorique, comme Jim et Bertrand, les Séguin, Louise Forestier, le Rêve du diable ou encore La Bottine souriante. Mais aucun de ceux-ci n’est allé aussi loin dans le mariage du rock progressif et du folklore traditionnel que Garolou. »

– Guy Brouillard, directeur musical à CKOI-FM pendant 42 ans.

Fondé par les frères Michel et Marc Lalonde, Michel « Stan » Deguire, Georges Antoniak et Steven Naylor en septembre 1975, Garolou s’est révélé en 1976 avec la sortie d’un premier album, Lougarou, réalisé par nul autre qu’Ed Stasium (Ramones, Mötorhead) et enregistré au célèbre Studio de Morin-Heights. Les pièces « À la claire fontaine », « Dis-moi Charles » et « Ah toi ! belle hirondelle » avaient suscité un engouement immédiat. Leur deuxième album, Garolou (1978), a consolidé le son du groupe (maintenant rejoint par Réginald Guay aux claviers et Gilles Beaudoin à la guitare) et l’a propulsé au rang de précurseur de la musique progressive au Québec. Avec l’immense succès de « La complainte du maréchal Biron », entre autres, l’album s’est vendu à plus de 50 000 exemplaires avant de recevoir un Félix au tout premier gala de l’ADISQ. Garolou a ensuite produit trois autres albums studio : Romancero en 1980, qui marquait l’arrivée de Gaston Gagnon à la guitare et qui a également été récompensé au gala de l’ADISQ ; Centre-ville en 1982, un premier album de compositions originales ; et Mémoire vive en 1999, qui suivait la renaissance du groupe en 1993. Les cinq albums seront maintenant disponibles sur toutes les plateformes numériques.

Garolou a connu un parcours exceptionnel. En plus d’attirer des milliers d’admirateurs au fil des ans, leur approche de la musique folklorique avec des arrangements rock progressifs est considérée comme un apport inestimable au répertoire traditionnel francophone. Que ce soit par les harmonies vocales, les progressions d’accord inspirées ou encore le talent indéniable des nombreux musiciens qui ont porté ses couleurs, Garolou a marqué l’imaginaire de l’époque.

« (…) Et maintenant, Garolou fait partie du patrimoine de la musique francophone du monde. »

– Jim Corcoran

Le temps est venu d’enfiler des écouteurs, de monter le son et de découvrir ou redécouvrir les arrangements magnifiques de l’incontournable « Victoria », de « La danse de la limonade » et combien d’autres pièces d’anthologie. L’empreinte de Garolou avait survécu à l’épreuve du temps, la voilà maintenant revigorée et disposée à inspirer une toute nouvelle génération de mélomanes.

ILS ONT DIT :

« Au milieu des années 70 nous arrivait ce groupe d’origine franco-ontarienne qui allait à sa façon bien personnelle révolutionner la scène musicale québécoise. À ce moment-là, plusieurs artistes font partie de la vague folklorique, comme Jim et Bertrand, les Séguin, Louise Forestier, le Rêve du diable ou bien encore La Bottine souriante. Mais aucun de ceux-ci n’est allé aussi loin dans le mariage du rock progressif et du folklore traditionnel que Garolou. 

Leur originalité, leurs talents de musiciens et la richesse de leurs harmonies vocales en ont fait un groupe marquant de cette époque. La quantité de chansons qui ont connu du succès sur CKOI est très impressionnante, que ce soit “Ah toi ! Belle hirondelle”, “La complainte du maréchal Biron”, “Victoria”, “Germaine”, “La belle Françoise”, “Aux Illinois” ou bien “Dans Paris”. 

Aujourd’hui Garolou mérite amplement le détour pour ceux qui ne les ont pas connus. Quelle belle découverte vous ferez, parole de Guy Brouillard, ancien directeur musical de CKOI pendant 42 ans. »

– Guy Brouillard

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« Trad et prog font de beaux bébés et c’est souvent sur scène qu’ils naissent. Déjà fan de Steeleye Span, Malicorne, Alan Stivell, Planxty, soudain je découvre Garolou, live, avant même qu’ils choisissent ce nom pour le groupe… et v’lan… un coup de foudre ! Tradition et testostérone… une rencontre heureuse et savoureuse !!!

Et maintenant, Garolou fait partie du patrimoine de la musique francophone du monde.

Tempus fugit. À bientôt, les gars… »

– Jim Corcoran

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« Garolou fait partie de cette première vague d’artistes franco-canadiens qui sont allés puiser dans le répertoire traditionnel de la Louisiane et ont ainsi donné un second souffle à ce qui allait devenir un classique : “La danse de la limonade”. Cette chanson a été emblématique de cette survivance interculturelle par laquelle la musique en français traverse les frontières. Tant et si bien qu’aujourd’hui, c’est la version de Garolou qu’on entonne avec Salebarbes soir après soir, en rappel, et la foule chante avec nous comme s’il s’agissait d’un hymne familial. »

– Éloi Painchaud